Chaque samedi, après m’être énervé toute la semaine, je partage avec vous un petit moment de bonheur, histoire de commencer le week-end avec le sourire.

Mais aujourd’hui, je vais vous parler d’un vrai grand bonheur pour des millions de personnes, un bonheur qui restera probablement dans l’Histoire comme la première révolution numérique.

Le départ de Ben Ali après 23 ans d’un règne qui a muselé toutes les voix discordantes est, pour moi, la preuve qu’une révolution peut-être réellement populaire et pacifiste, sans armée ou religieux derrière.

Tout de suite, j’ai pensé à ce serveur qui nous avait raconté l’envers du décors dans cet hôtel de Monastir il y a déjà 10 ans. Il doit être formidablement heureux aujourd’hui. Je suis aussi heureux.

Je ne sais pas comment va évoluer la situation politique dans les prochains jours, mais il est certain pour tous les experts que cette révolte n’aurait pas pu durer dans le temps et prendre autant d’ampleur sans les Facebook, Twitter, Youtube ou même Wikileaks.

En ce début d’année, je suis optimiste, Internet reste toujours ce lieu où le peuple peut s’exprimer librement.

Cela doit aussi nous rappeler qu’il est important de protéger cet espace de liberté sans équivalent dans l’Histoire. Les grands pouvoirs plus ou moins tyraniques de par le monde auront aussi retenu la leçon tunisienne : Internet peut être dangereux.

Mais restons sur cette note d’espoir et souhaitons des lendemains qui chantent au peuple tunisien. Il le mérite bien.