Le blog qui prend le temps de s’énerver
10 juin
“Les simulations ont toujours fait partie du jeu. Tromper l’arbitre est tout aussi légitime que marquer un but de la main sans que l’arbitre ne s’en rende compte.”
Tirée d’un blog sur le football, cette phrase en dit long sur ce que je viens de voir.
Comme beaucoup, j’ai assisté au match soporifique de l’équipe de France (0-0 contre la Roumanie).
Ca faisait quelques temps que je n’avais pas regardé un match de foot et je viens de comprendre pourquoi ! Et pas seulement à cause du rythme atone de la rencontre…
Ceux qui suivent ce sport de près ne doivent plus s’en rendre compte mais avez-vous remarqué que :
- chaque faute sifflée est systématiquement contestée
- pour chaque touche, le joueur gratte plusieurs mètres discrètement avant de la jouer
- les arbitres sont fréquemment insultées par les joueurs
- et, bien sûr, la faute simulée est presque élevée au rang d’art
Là où un arbitre de rugby, de hockey ou de handball sanctionne sans hésiter, l’arbitre de football laisse faire.
Instaurer un système de prison, sanctionner les simulations évidentes même après le match, il y a de nombreuses solutions éprouvées.
Le football ne serait donc pas capable de mettre en place des règles en vigueur depuis bien longtemps dans les autres sports ?
Etonnant, non ?
Sauf si tout cela fait maintenant partie intégrante du spectacle.
Sauf si on cherche le clash plutôt que la beauté du geste.
Sauf si on préfère un coup de boule de Zidane et son expulsion plutôt qu’une prison de 10 minutes pas très télégénique.
Le blogueur cité plus haut a finalement raison, tout cela fait partie du jeu, mais n’a plus rien avoir avec le sport.
Dommage, je pensais sincèrement me régaler devant la coupe d’Europe ce mois de juin, je regarderai la Nouvelle Star…
PS : Saviez-vous qu’il est intégré dans certains jeux video (PES) la possibilité de simuler une faute ?
PS 2 : Je viens d’entendre que les joueurs français ont souffert de la chaleur pendant le match. Il faisait 23°C !!!
23 mai
Un peu d’humour et pas mal de vérité…
Bon week-end !
20 mai
Comme vous le savez, je suis souvent énervé, parfois même pessimiste pour notre monde.
Et même si c’est une pub, cette video me redonne la pêche !
Si vous avez d’autres videos comme celle-là, je prends !
17 avr
Deuxième épisode de notre nouvelle série : Les Girouettes.
Aujourd’hui Roselyne Bachelot qui semble avoir besoin de lunettes pour lire le verbatim d’une émission TV…
31 mar
Une pub bien faite et emblématique de la diffusion de l’informations en France…
Je me permets de relayer cette info découverte sur Presse-Citron car c’est une bonne cause.
25 fév
“Pauvre con !”. Choquant comme expression.
Pas “petit con” ou “couillon”, non “pauvre con” ! Avec tout ce que ça suggère de condescendance.
Dans la bouche d’un Président de la République, c’est encore plus perturbant. En fait, ce qui me choque le plus c’est la désacralisation de la fonction.
La réaction face aux insultes des marins prêcheurs en Bretagne n’était déjà pas à la hauteur de la stature présidentielle. Insulter le Président de la République est quelque chose de condamnable, cela est même honteux. Cependant Nicolas Sarkozy n’a pas à se battre sur ce terrain-là.
Malgré ce qu’on veut bien nous faire croire, le Président de la République n’est pas une personne comme les autres, c’est d’ailleurs la seule à être au-dessus de la loi.
Et là, j’en viens à l’autre événement qui m’énerve : la saisie de la cours de cassation par Nicolas Sarkozy pour contester la décision du Conseil Constitutionnel sur la rétention de sécurité.
Et là, on touche a un autre garant de l’ordre, de la rigueur républicaine. Ici c’est donc le Président de la République qui saisie la justice contre ces fameux sages.
Au moment où on parle d’un retour aux valeurs morales, cette perte de repères politiques et hiérarchiques donne un seul message : traiter Nicolas Sarkozy comme votre égal et la justice est contestable.
Il y a tout simplement une différence entre “être près du peuple” et “faire comme le peuple“.