Café Froid .net

Le blog qui prend le temps de s’énerver

Encore un nouveau scandale financier à l’échelle planétaire.
L’idée générale est que les banques se sont faites rouler dans la farine en plaçant leur argent.

Je vous invite à regarder ce sujet extrait du journal de 20h de France 2 :

Vous avez compris le principe ?
« Il utilisait l’argent des nouveaux clients pour payer les intérêts des anciens… »

Hum… Mais le principe-même des banques n’est-il pas aussi de prêter de l’argent qui ne leur appartient pas (le notre en fait !) ?

Finalement, les banques ne peuvent s’en prendre qu’à leur propre système. On ne va pas pleurer sur leur sort.
En d’autres temps, je n’ai jamais vu personne sauter de joie dans la rue quand ce même système leur avait offert de conséquents bénéfices !

D’ailleurs, l’analyste d’Euroland Finance le dit très bien :

« Les banques n’ont pas fait leur travail de contrôle [...] Il suffisait de faire un contrôle minimal pour se rendre compte que c’était une arnaque. »

Quant à l’Etat français, il n’est pas mieux placer pour s’insurger face au méthode de Madoff  : il emprunte de l’argent pour rembourser… son crédit !

L’Actu en Patates du jour est d’ailleurs pile poil dans cette lignée !

patate-madoff

Tout le monde parle de la crise financière actuelle.
Pour ma part, je ne sais pas par quel bout la prendre tellement de choses m’énervent là-dedans.

Mais c’est plus particulièrement la façon dont les instances politiques la traitent qui me révolte le plus : on a l’impression de faire face à une catastrophe naturelle !

Pourtant, il faut quand même rappeler que tout cela est dû à des personnes qui ont pris de trop gros risque pour gagner le plus d’argent possible, souvent sur le dos des familles américaines.

On va donc renflouer ces entreprises pour que tout reparte comme avant.

Est-ce qu’on épongerait les dettes d’un père de famille qui a perdu toutes ces économies au casino ? C’est pourtant le même problème, le père de famille pensait pouvoir faire fructifier son argent rapidement mais le risque était trop important.

Et si comme moi vous avez du mal à suivre, télécharger cette BD (en PDF, mal dessinée et traduite par Rue89) qui vous expliquera tout cela dans le détail mais le plus simplement du monde.

Enfin, cette crise n’a pas que des défauts, l’incontournable Topito a d’ailleurs listé tous les avantages !

Voilà une information qui met en lumière la fragilité de la bourse.

Hier matin, 8 septembre, une erreur dans la gestion des articles du Chicago Sun fait remonter un vieil article datant de 2002 (encore en cache dans Google) : « la compagnie aérienne United Airlines est placée sous le Chapitre 11 (faillite)« .

Le robot de Google News passe alors normalement sur l’article est le diffuse automatiquement.  Il ne manquait plus alors qu’à un employé de la société Income Securities de récupérer l’information pour l’intégrer dans sa newsletter quotidienne.

En 5 minutes, l’information fait le tour de Wall Street et l’action de United Airlines perd 76% en passant de 12$ à 3$ ! La cotation a alors été suspendue.

Depuis, l’erreur a été repérée mais l’indice n’est pas revenu à son cours d’origine…

Imaginez les milliards qui sont partis en fumée l’espace de ses longues minutes, tout cela à cause d’une grossière erreur et surtout d’une information non-vérifiée.

La bourse est vraiment un colosse aux pieds d’argile.

a380.jpgCette semaine on apprend que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé les soupçons de délits d’initiés envers 17 dirigeants d’EADS et le lancement d’une procédure de sanctions.

Pour rappel, en 2006, suite à l’annonce d’un retard de plusieurs mois du programme Airbus 380, l’action de la maison-mère EADS avait plongé de près de 30%.

Or il a été rapidement révélé que des dirigeants avaient vendu leurs actions quelques semaines plus tôt.

En ce début d’été 2006, ces personnes, dont le président Noël Forgeard, ont juré ne rien connaître de l’éventualité de ces retards.
Pourtant, à cette époque, tout Toulouse bruissait de rumeurs concernant l’A380.

Je ne travaille pas pour Airbus ni pour aucun de ses sous-traitants, mais je suis Toulousain. Ici tout le monde connait quelqu’un qui travaille pour Airbus. Depuis plusieurs mois, il était évident pour ces salariés que les plannings étaient intenables.

Les medias parisiens, y compris les « spécialistes » de l’aéronautique, ont semblé découvrir l’existence de ces retards le jours de l’annonce officielle. Quelle plaisanterie !

Alors si toute une ville savait, comment des dirigeants pouvaient ignorer la situation ?
Cette histoire est une vaste hypocrisie et je peux d’ores et déjà vous annoncer un autre scoop : l’A400M (Airbus militaire) ne tiendra pas non plus le planning initial.

Il suffit de demander à quelques toulousains…

En rentrant du boulot hier soir, sur France Info, j’ai entendu le résumé des activités boursières de la journée.
La Bourse à la radio, c’est un peu comme les courses hippiques, j’entends mais je n’arrive à me concentrer dessus.

Seulement voilà, encore une fois on nous parlait de record. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais à la Bourse, ils sont très friands de records : plus forte hausse, seuil psychologique dépassé, pertes historiques…

Donc on nous parlait du pétrole qui explose encore tous les scores. Plus de 105$ le baril.

Bon OK… mais pourquoi ?
Et un analyste de nous expliquer que cette fois, il n’y a pas de réelles raisons : pas de risque géopolitique particulier, pas de cyclone qui approche des plateformes pétrolières et, en plus, on sort de l’hiver. Non, c’est tout simplement parce que les spéculateurs ont peur… Peur de quoi ? On ne sait pas trop. Mais dans le doute, il préfère acheter une valeur sûre : le pétrole !

C’est dingue ça, même les pays de l’OPEP n’y sont pour rien cette fois-ci ! Alors je sais qu’on peut toujours trouver des raisons de s’inquiéter, mais quand même il faut pas exagérer, de l’argent à la bourse il n’y en a jamais eu autant.

Alors, les notions bourse et optimisme sont-elles réellement incompatibles ?
Parce que finalement, c’est parce qu’ils sont pessimistes qu’ils achètent du pétrole, ce qui fait monter le prix du baril, donc qui ralentie la croissance, et qui rend les traders pessimistes… et au bout du compte ils achètent du pétrole !!!