Le blog qui prend le temps de s’énerver
8 mar
En rentrant du boulot hier soir, sur France Info, j’ai entendu le résumé des activités boursières de la journée.
La Bourse à la radio, c’est un peu comme les courses hippiques, j’entends mais je n’arrive à me concentrer dessus.
Seulement voilà, encore une fois on nous parlait de record. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais à la Bourse, ils sont très friands de records : plus forte hausse, seuil psychologique dépassé, pertes historiques…
Donc on nous parlait du pétrole qui explose encore tous les scores. Plus de 105$ le baril.
Bon OK… mais pourquoi ?
Et un analyste de nous expliquer que cette fois, il n’y a pas de réelles raisons : pas de risque géopolitique particulier, pas de cyclone qui approche des plateformes pétrolières et, en plus, on sort de l’hiver. Non, c’est tout simplement parce que les spéculateurs ont peur… Peur de quoi ? On ne sait pas trop. Mais dans le doute, il préfère acheter une valeur sûre : le pétrole !
C’est dingue ça, même les pays de l’OPEP n’y sont pour rien cette fois-ci ! Alors je sais qu’on peut toujours trouver des raisons de s’inquiéter, mais quand même il faut pas exagérer, de l’argent à la bourse il n’y en a jamais eu autant.
Alors, les notions bourse et optimisme sont-elles réellement incompatibles ?
Parce que finalement, c’est parce qu’ils sont pessimistes qu’ils achètent du pétrole, ce qui fait monter le prix du baril, donc qui ralentie la croissance, et qui rend les traders pessimistes… et au bout du compte ils achètent du pétrole !!!
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