Le blog qui prend le temps de s’énerver
3 juil
Les blogs ont quelque chose de commun avec la presse traditionnelle : il leur faut de la matière pour parler d’un sujet.
En ce qui me concerne, un truc m’énerve particulièrement depuis des semaines et je ne trouvais pas d’angle pour en parler.
Le sujet de ma colère de blogueur est l’absence totale de la gauche sur la scène politique française depuis les élections perdues de 2007.

Comment parler de ces gens qui sont tellement obnubilés par leurs nombrils qu’ils en oublient leurs mandats électoraux ?
Je crois que la dernière fois que j’ai vu un socialiste parler politique (et donc proposer une loi), c’était justement pour dénoncer les médias qui ne montrent que Nicolas Sarkozy !
On peut facilement leur rétorquer que ce président dont chaque faits-et-gestes est largement couvert et aussi celui qui est le moins apprécié par l’opinion après un an de pouvoir.
Il faudrait simplement que la gauche (dans son ensemble) comprenne que la presse a pour mission de montrer les évolutions de notre société au jour le jour.
Par exemple (et au hasard), le combat de chefs au PS n’intéresse que les militants du PS, et encore…
En fait, c’est la présence sur ma page d’accueil de trois articles consacrés à Nicolas Sarkozy qui m’a poussé à écrire ce billet. Cette sous-représentation de la gauche approuvait la thèse qui dit que moins on en fait, moins on est critiqué (cf. notre premier ministre).
Or je déteste ces politiques qui critiquent sans jamais proposer.
Alors s’il vous plait, gens de gauche, pour la diversité de mon blog, toute déclaration politique sera la bienvenue !
A vot’ bon coeur !
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Au contraire, je trouve que l’on parle beaucoup trop du PS dans les média, et surtout de ses querelles sans aucun intérêt pour ses idées. Tu as ciblé juste avec cette magnifique rose fanée qui en dit long sur les héritiers de Jaurès.
Oui, on en parle que trop, comme pour légitimer une opposition populaire à une droite opulente. Comme pour sauver un débat démocratique dans une vision unique du libéralisme.
Je me souviens vaguement des bases économiques qui opposent la droite de la gauche, en particulier de la primauté de l’offre sur la demande.
Mais à ce jour, la véritable question qui devrait opposer l’un et l’autre, c’est : Quelle la place de l’homme dans l’économie ? Faut-il tout sacrifier sur l’hôtel du libéralisme pour sauver la croissance, unique moteur du capitalisme aux fins que l’homme en profite et tant pis s’il n’en reste qu’un ? Inversement, faut-il privilégier le bonheur de l’homme dans la culture, l’échange de valeurs, le partage, l’équité, le respect, et tant pis si l’économie ne lui permet pas de satisfaire à ses besoins vitaux ? Peut-être une voie centrale ou alternative, équilibré entre les intérêts économiques, écologiques et des homme en société ?
Enfin, nous sommes à l’aube d’un grand changement pour les civilisations, et celles à bout de souffle vont sombrer dans la décadence laissant place à un meilleur modèle qui reste à inventer.
@infofiltrage Je suis bien d’accord, on entend beaucoup la gauche pour les querelles de personnes, mais alors pour le reste… Il y a pourtant beaucoup à faire !
comment relancer l’activité de lecture ou la lancer chez certains. ça demande un effort. Certes. C’est justement l’intérêt pour développer l’activité d penser.
C’est la réponse que je propose à ceux qui ne trouvent rien chez la gauche. Ou chez le PS.
ils ne lisent pas.
et pourtant par internet c’est disponible chez soi.
@henriette Je suis bien d’accord, il faut aller chercher l’information et je ne fais pas ce blog pour autre chose d’ailleurs ! :D
Par contre, si les gens de gauche pensent pouvoir gagner des élections en ne comptant que sur les électeurs qui font cet effort de recherche, je leur prédis de très nombreuses défaites encore…
Oui Philippe, il faut tenir compte de tout ça, poser tout ça. En particulier ce privilège d’aller vite pour certains. La recherche n’est pas difficile pour ceux qui ont internet. Je ne reprenais que l’idée d’absence de la gauche.
Ma remarque s’adresse aux gens qui ont un bagage scolaire et personnel pour la lecture et qui affirment des choses fausses sans avoir utilisé leurs possibilités. Et qui sont en nombre, en particulier dans ces outils où nous nous retrouvons ici. Pas aux autres.
Mais je précise : il ne s’agit pas de faire de recherche mais de prendre ce qui est donné et diffusé.
et très souvent je remarque : c’est donné et … pas lu.
question presse : avoir que passer dans la presse avec du contenu : “c’est galère”. On interroge toujours les mêmes. ce sont des clubs de relation finissant par se constituer des bulles.
Mais il est sympa de voir des journalistes se battre pour donner du contenu. ça bouge dans ce milieu (voir le site assisesdujournalisme).
Côté politiques : certains doivent revoir leurs liens avec la presse et l’utilisation qu’ils en font. Leur com n’est pas parlante car pas politique, et sans vision de société.
Ensuite : il y a des choses à changer c’est à dire reprendre des attitudes militantes. Même si elles ne sont pas médiatisées. comme forums et débats et présences sur le terrain.
sûre par le vécu de chacun : ce n’est nulle part monolithique. Il y a grande diversités d’individus et de manières de faire.
la réduction de la stimulation de la pensée des gens vient aussi qu’on ne soulève pas dans l’information au jour le jour cette diversité. Dans tous les domaines.
on dit “les…” au lieu de “des…”
reste à analyser les causes bien sûr.
ceci étant, la question est le retour au militantisme de gauche. Sans compromis. Or ça on le retrouve dans beaucoup d’écrits et d’attitudes à gauche. Pourquoi ceux-là ont-ils plus de mal à être connus donc éventuellement suivis?
les réponses sont et seront un enrichissement pour la gauche qui doit changer depuis 2007 oui, et aussi pendant le contenu de la campagne présidentielle.
chape de plomb pour le travail à faire pour se récupérer.
Comme disent certains certaines : ne pas bosser que pendant les campagnes électorales!!! ‘cf contribution PS “brèves de campagne”. de Marylise Lebranchu, sur son site. pas de complaisance et tout est dit. Lecture assez récente.
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