A l’Assemblée Nationale, on débat actuellement sur les dispositions d’un Grenelle de l’Environnement finalement bien encombrant.

Les journalistes, comme l’opposition, braquent comme toujours leurs regards vers les petits à-côté si télégéniques : en ce moment, c’est l’affaire Kosciusko-Morizet.

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Pourtant il vient encore de se produire une spécialité bien française : la création d’une loi pour suppléer une loi inappliquée.

En France, quand l’application d’une loi ne convient pas au législateur, on ne la modifie pas et on en crée une autre !

Ici, le cas vient encore de se présenter à propos des faucheurs de champs OGM.

Passons sur le débat que suscite cette démarche plus ou moins citoyenne, ces actions tombent sous le coup de nombreux articles de lois comme, par exemple, la destruction de biens privés.
Cependant, la plupart du temps les jugent ne prononcent que des peines symboliques.
Qu’à cela ne tienne ! Inventons le délit de fauchage des cultures OGM (deux ans d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende).

Bravo ! Voilà maintenant comment le fauchage d’OGM ne sera plus puni par la même loi qu’une destruction de vitrine ou la dégradation de locaux techniques.

Mais tout le monde est content : les députés montrent qu’ils travaillent en votant des lois et les gens se sentent en sécurité.

Et si le Conseil Constitutionnel invalide tout ça plus tard, on dira que le gouvernement veut faire des choses mais qu’on l’en empêche.

Encore du temps et de l’argent pour pas grand chose…