Le blog qui prend le temps de s’énerver
17 avr
Est-ce que vous savez ce qu’est Quaero ?
Les plus littéraires d’entre vous me diront que ça signifie « je cherche » en latin. Mouais. OK. Mais encore ?!?
Et bien, c’est le « concurrent européen de Google », « l’Airbus d’Internet ». En tout cas, ce sont les mots de Jacques Chirac en avril 2005 lors de sa présentation au côté de Gerhard Schröder.
C’était donc il y a 4 ans et 400 millions d’euros devaient être injectés dans ce paquebot européen.
Quelques mois plus tard, sentant le ridicule de l’opération, les allemands ont laissé les français seuls aux commandes.
Mais le français n’est pas du genre à s’avouer vaincu, surtout quand de l’argent public est en jeu !

Quaero existe donc toujours et 300 salariés sont mobilisés à temps plein sur le sujet.
L’état en est à 100 millions d’euros de financement et sur les 30 applications devant faire trembler Google et consorts, seule Exalead est sortie des cartons.
Des subventions sont distribuées aux entreprises partenaires pour développer cet eldorado numérique. Hélas, on peut se poser des questions quant à l’utilisation de ces fonds.
Ainsi, Orange qui touche 1.5 millions d’euros par an n’a encore rien livré de concret, pourtant l’ex-France Telecom trouve le temps de participer au projet Pharos, un concurrent privé de Quaero !
Je passe aussi sur certains projets toujours en cours d’étude dans le cadre de Quaero alors que leurs fonctions sont déjà utilisées par ailleurs : trouver le titre d’une chanson en l’écoutant (Shazam sur iPhone ou Android), insérer des pubs ciblées dans des vidéos (Youtube)…
Ce projet est tellement en avance que le moteur de recherche de la page Quaero.net est délivré par… Google !!! (J’espère que c’est un gag…)
Pourquoi la France n’aide-t-elle pas des entreprises qui marchent comme Deezer, Dailymotion ou HelloTipi plutôt que de perdre du temps et de l’argent à vouloir toujours copier ce que les autres ont déjà fait ?
Source : Capital n°211
[edit] Christophe Jean me confirme bien que Quaero.net est du cybersquatting. Je suis rassuré sur ce point, mais il est étonnant qu’un projet internet de cette ampleur n’ai pas pris la peine de dépenser les 10 euros nécessaires pour bloquer le nom de domaine en .net.
Quaero.net n’a rien à voir avec le projet Quaro. C’est un cas classique de cybersquatting (le vrai étant à l’adresse : http://www.quaero.org/).
J’ai lu l’article que tu cite dans ce message et ça ressemble beaucoup à un article commandé (« journaliste » utilisant un pseudonyme peu/pas connu, informations inexactes et article clairement orienté).
Je précise au passage que le but de quaro n’est pas, contrairement à l’information que les détracteurs martèlent à qui veut bien l’entendre de faire un Google à la française.
http://minurl.fr/cuo
@Christophe Jean – Merci beaucoup Christophe Jean.
Ca me rassure pour le .net (j’édite de ce pas le billet).
Par contre, il y a des raisons à le qualifier de « Google à la française » puisque c’est comme ça que Jacques Chirac l’a présenté lors de sa création en 2005.
Jacques Chirac… :/
Puis on peut donner le sens qu’on veut bien à « un Google à la française ». Pour ma part, je l’ai compris ainsi :
« donner aux entreprises françaises les moyens d’innover dans le secteur de la recherche pour avoir une chance d’avoir une entreprise française ayant le même succès que Google »
Quaero n’est pas une entreprise et ne peut donc de ce fait pas devenir un Google à la française… Par contre c’est un bon moyen pour les entreprises d’investir dans de la R&D dans le domaine de la recherche ce qui a terme permet de garder un savoir faire localisé ailleurs qu’aux états-unis.
« L’état en est à 100 millions d’euros de financement et sur les 30 applications devant faire trembler Google et consorts, seule Exalead est sortie des cartons. »
Outre le but que tu attribues à Quaero qui me semble biaisé, Voxalead (pour ne citer qu’une application liée à Quaero) est le résultat de l’assemblage de plusieurs briques technologiques issues des différents partenaires aux projet et pas uniquement d’Exalead.
Exalead d’ailleurs qui est (bien) antérieur à Quaero et se positionne pas comme un concurrent de Google mais plutôt de Fast ou Autonomy (search entreprise).
En bref, ce n’est pas parce que les avancées ne sont pas visibles pour le grand publique qu’elles n’existent pas et qu’elles ne portent pas leur fruits.
Merci pour tous tes compléments.
Au moins, ça rectifie les dires du magazine Capital (et donc quelques uns des miens) !
Mais alors exalead c’est une entreprise indépendante à Quaero ou ça en fait partie ?
Par contre Orange qui crie sur tout les toits qu’ils sont sur un pied d’égalité avec les autres FIA et opérateur mobile. Pour le coup ces 1,5 millions donné généreusement sans rien en retour pourrait bien ressemblé a une aide d »‘état déguisé.
Enfin bref, un moteur de recherche capable de faire concurrence à Google et qui ne stockerait pas de données sur ces utilisateurs serait forcément le bien venu.
Or mis se que j’ai lu dans ce billet je ne sais pas se qu’est Quaero, ou en tout cas se que l’on doit en attendre.
Mais si tout l’argent investit la dedans aller davantage à Exalead pour que se moteur puis perfectionner sont robot d’indexation et acheté des serveurs ( pour indexé une plus grande quantité de page) ça me paraitrait plus judicieux.
A moins qu’on me dise Quaero est sur le point de pondre une moteur de recherche sémantique.
Exalead est une entreprise à part entière ( http://www.exalead.fr/about/document/16 )
Même si Exalead propose un moteur de recherche web avec une approche un peu différente de Google, son cœur de métier s’oriente bien plus vers les entreprises que vers les particuliers. La thématique reste toutefois la même : indexer des document de tout type (vidéos, mails, texte, audio) et fournir une interface simple et rapide pour les retrouver. Mais le site exalead.com n’est qu’une vitrine technologique pour montrer que la technologie d’exalead est capable de fonctionner sur un large éventail de documents (quoi de plus large que le web ?)
Du côté moteur de recherche sémantique pour le grand public, il se fait des trucs très intéressant du côté de powerset, racheté entre temps par Microsoft.
Bonjour,
Merci à Christophe Jean qui a repris dans ces commentaires une grande partie des erreurs commises par le journaleux de Capital.
Article sentant très clairement la paperasse faite à la va vite sans aucun travail d’investigation.
Je serais très étonné que 300 personnes travaillent à temps plein sur Quaero!!! Je me demande d’ou peuvent bien sortir ces chiffres….
Il ne s’agit effectivement pas vraiment d’un Google à la Française. Le but de Quaero (du consortium et des financements) est de faciliter le développement d’application d’indexation et de recherche avec une grande partie multimédia.
Exalead qui existe bien depuis longtemps et dont l’un des fondateurs est Francois Bourdoncle (un des anciens d’Altavista) avait par ailleurs déjà commencé à travailler sur ces technos. La partie des Labs (labs.exalead.com) a d’ailleurs sauf erreur de ma part lancé Voxalead bien avant que le moindre crédit du projet Quaero n’ait été débloqué… (je crois que ces derniers ont été débloqué début 2008 seulement…et là encore sauf erreur de ma part car je ne suis qu’un humble blogueur ne vivant pas de son oeuvre et n’ayant pas un potentiel temps à consacrer à la validationd e mes informations….)
Je rejoins par contre aussi Ajor… Je pense que le cash investi servirait bien plus à Exalead qui pourrait développer son propre business modèle et peaufiner sa techno. Il s’agit là quand même du seul moteur de recherche franco-français qui tienne la route technologiquement et ergonomiquement parlant…
Bref, pas mal d’articles aussi sur mon site si cela vous intéresse.
http://www.actulligence.com/in.....038;Itemid=
Merci Frédéric pour ces compléments d’info.
Un autre cybersquatteur :
http://www.quaero-fr.com/
Bonjour à tous,
Merci à Christophe Jean et à Frédéric pour leurs commentaires et explications pertinentes.
Quaero est effectivement un programme de recherche visant à innover dans le domaine du traitement automatique de contenus multimédias et multilingues. Le programme, qui fédère les efforts de centres de recherche de premier rang français et allemands, et d’industriels innovants, a pour ambition de remédier à des faiblesses de la recherche française maintes fois commentés et pointés du doigt par des experts scientifiques et économiques:
– le manque de taille critique des centres de recherches français vis-à-vis de leurs homologues internationaux,
– le manque de coopération entre industriels et centres de recherche.
Quaero devrait participer à combler ces lacunes.
A programme ambitieux, moyens relativement importants. Environ 300 chercheurs et ingénieurs seront impliqués dans les travaux de recherche. Côté bilan, un an après le lancement officiel les travaux de Quaero tournent maintenant à plein régime. Les équipes pluridisciplinaires, regroupant des industriels et des chercheurs se sont constituées avec à la clef la production de premiers résultats :
- Plus d’une centaine de publications scientifiques ont parus,
- Voxalead/Voxaleadnews est effectivement le fruit d’une collaboration entre Exalead, Vecsys et des laboratoires de recherche – notamment le Limsi,
- Des démonstrateurs technologiques sont montrés par les coordinateurs du programme (par exemple ici : http://www.ist-chorus.org/conference.asp).
Ceux qui ont pris le temps de rencontrer les membres de Quaero pour connaître les avancées réalisées n’ont pas été déçu en général. En particulier, de prestigieux laboratoires et analystes de marché Nord-Américains ou encore Japonais, qui ont pris cette peine n’ont pas émis de sarcasmes par la suite. Certains ont même demandé à devenir partenaire associé de Quaero. Alors n’hésitez pas à aller rencontrer Quaero auprès des leaders des différents projets qui composent Quaero (Jouve, Thomson, INA, Orange, Exalead, LIMSI, RWTH), par exemple à l’occasion de conférences et manifestations telle que i-expo 2009 (http://www.i-expo.net/conf_aff.....038;id=120).
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