Août 2009 : la gauche comme la droite fait sa rentrée politique.

Au programme, on s’attend donc à de grandes envolées lyriques sur le trou de la sécu, le chomage, les retraites, l’environnement ou l’éducation, éventuellement quelques visées électorales en se mettant en ordre de bataille pour les prochaines échéances régionales du printemps prochain.

Et bien, vous avez tout faux ! Et il n’en sera jamais question durant ses trois prochaines années, sinon de façon électoraliste, puisque la gauche rentre officiellement en campagne pour … 2012 !!!

ps-fight

Pendant que les rassemblements des différents groupuscules socialistes se font entendre dans les médias, l’Université d’été du Parti Socialiste aura pour mission de trouver la meilleure façon de désigner leur candidat à l’élection présidentielle.

Incroyable, de nombreux débats de société vont se tenir à l’Assemblée Nationale dès le mois de septembre mais la gauche ne se remet toujours pas de son échec de 2007.

Petit rappel de ce qui a encombré la tête des dirigeants socialistes ces dernières années :

  • 2006 : Luttes intestines pour déterminer le candidat aux élections présidentielles de 2007 (Ségolène Royal)
  • Novembre 2006 à mai 2007 : Campagne calamiteuse de Ségolène Royal sans un réel soutien de son parti
  • Mai 2007 à novembre 2008 : Qui sera le remplaçant de François Hollande à la tête du parti ? A nouveau les adhérents se déchirent, jusqu’à l’apothéose : Ségolène Royal n’accepte pas sa défaite face à Martine Aubry
  • Novembre 2008 à août 2009 : Mise en place de la nouvelle équipe dirigeante sur fond de combat des différents courants. Vite !  Se trouver une bonne place bien visible.
  • Août 2009 (anticipation) : Choix d’un système de primaire pour la désignation du prochain candidat présidentiel
  • Août 2009 à novembre 2011 (anticipation) : campagne pour les primaires
  • Novembre 2010 à mai 2012 : campagne présidentielle…

Voilà ce qui a occupé ou occupera l’esprit de la gauche entre 2006 et 2012.

Ne vous inquiétez pas pour autant, durant tout ce temps les socialistes continueront à critiquer la droite à longueur d’interviews pour nous faire croire qu’ils s’occupent de l’intérêt du petit peuple.

Heureusement qu’à l’UMP ils ont Dominique Villepin comme opposant sinon ils s’ennuieraient !!!