Les médias nous le répètent à longueur de journaux : le Brésil va acquérir 36 avions de combat Rafale.

OK, ça c’est l’effet d’annonce. Mais une voix féminine dans mon salon m’a dit « mouais, comme pour le Maroc… ».

Et effectivement, revenons un peu en arrière…

rafale-maroc

En 2007, Nicolas Sarkozy allait au Maroc pour vendre des TGV et des rafales.

Les annonces se sont là-aussi succédées, Serge Dassault pensait voir enfin ses avions sortir du ciel français et les marocains étaient certains de bientôt recevoir leurs premiers Rafale.

Il ne restait donc que quelques petites négociations sur la somme à verser, rien de bien important, quelques petits milliards d’euros…

Pourtant, quelques mois plus tard, l’accord commençait à se fissurer jusqu’à l’officialisation de l’achat des F16 américains en juin 2008.

Vente sous conditions

Quand on gratte un peu, on comprend que le président Lula a accepté d’ouvrir des négociations avec Dassault pour l’achat de ces avions.

Or, les brésiliens demandent une contre-partie jamais vue dans ce domaine : le transfert technologique et l’assemblage des rafales sur le sol brésilien. Enfin, les français doivent s’engager à acheter une dizaine d’avions cargo militaires KC-390 alors même que le financement du nouvel Airbus militaire A400M doit être épaulé par l’état français.

Autant le dire : le plus dur reste à faire dans cette vente.