a380.jpgCette semaine on apprend que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé les soupçons de délits d’initiés envers 17 dirigeants d’EADS et le lancement d’une procédure de sanctions.

Pour rappel, en 2006, suite à l’annonce d’un retard de plusieurs mois du programme Airbus 380, l’action de la maison-mère EADS avait plongé de près de 30%.

Or il a été rapidement révélé que des dirigeants avaient vendu leurs actions quelques semaines plus tôt.

En ce début d’été 2006, ces personnes, dont le président Noël Forgeard, ont juré ne rien connaître de l’éventualité de ces retards.
Pourtant, à cette époque, tout Toulouse bruissait de rumeurs concernant l’A380.

Je ne travaille pas pour Airbus ni pour aucun de ses sous-traitants, mais je suis Toulousain. Ici tout le monde connait quelqu’un qui travaille pour Airbus. Depuis plusieurs mois, il était évident pour ces salariés que les plannings étaient intenables.

Les medias parisiens, y compris les “spécialistes” de l’aéronautique, ont semblé découvrir l’existence de ces retards le jours de l’annonce officielle. Quelle plaisanterie !

Alors si toute une ville savait, comment des dirigeants pouvaient ignorer la situation ?
Cette histoire est une vaste hypocrisie et je peux d’ores et déjà vous annoncer un autre scoop : l’A400M (Airbus militaire) ne tiendra pas non plus le planning initial.

Il suffit de demander à quelques toulousains…