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Archive pour la catégorie ‘Environnement

« Viens Chérie, pour ton discours-proche-des-gens, on va te filmer au milieu des animaux. Tu verras, ça donnera de toi une image bucolique et proche du terroir… »

C’est probablement la phrase qu’a entendu Ségolène Royal de la part de son agent de communication avant de lancer ce grand discours entouré de mules qui devrait rester dans les mémoires :

Je vous conseille la dernière minute pendant laquelle les paroles de la présidente de Poitou-Charentes sont couvertes par le braiment d’une mule !

Taxe carbone

Et comme dirait l’autre :  je profite de ce petit coin de nature pour vous parler de la taxe carbone.

Je suis à 100% pour le principe pollueur-payeur, et même si ce principe doit me toucher.
Ce qui me gène dans la taxe carbone, c’est qu’elle a tendance à se présenter comme un nouvel impôt sans réellement toucher les vrais pollueurs.

Cette taxe a pour but d’inciter les gens à changer de comportement.

Pourtant quel est l’intérêt de taxer un peu plus l’essence ? Toutes les enquêtes d’opinion montrent que les français sont déjà très conscients que l’essence est chère. Si une solution s’offrait à eux pour moins en consommer, il l’aurait déjà appliqué, non ?

De même pour l’électricité, le fuel ou le gaz, chaque augmentation du coût de l’énergie fait la une des journaux. Mais comment faire pour éviter de payer cette nouvelle taxe quand on a déjà une maison bien isolée et une installation neuve ?

Par contre, l’agriculteur qui arrose ces champs en pleine journée par 40°C ou qui épand du lisier en Bretagne entrainant la prolifération des algues vertes, lui, il peut changer de comportement. Mais la taxe carbone ne touchera que le gasoil de son tracteur (si il n’y a pas de dérogation).

Le système bonus-malus dans l’automobile a prouvé son efficacité sans couter le moindre centime à l’état, sans lui en rapporter non plus. Tel est le problème.

Jean-Louis Borloo avait pour objectif d’étendre ce système à d’autres domaines (piles, lessives…) mais Bercy a refusé en lui préférant la taxe carbone qui fera rentrer de l’argent frais dans les caisses.
L’état sera donc un peu moins pauvre mais les piles rechargeables seront toujours hors-de-prixl et es lessives avec du détergent toujours moins chères que les autres…

Notre nouvel ami Abou Dhabi

Entre la crise, la grippe, les crashs aériens, vous n’avez surement pas remarqué mais on nous parle de plus en plus d’Abou Dhabi.

Je me suis donc un peu penché sur ce pays et ses liens avec la France…

Nicolas Sarkozy à Abou Dabhi

Green washing

La semaine dernière, cet émirat des Emirats Arabes Unis a obtenu l’installation du siège du prestigieux Institut international pour les énergies renouvelables (Irena).

Il est intéressant de voir que la France  a soutenu ce pays pourtant connu pour avoir la plus grosse empreinte écologique au monde. L’institut aura pour but de valoriser les énergies renouvelables… à coup de pétro-dollars !

Rois du commerce

Quelques jours avant cet annonce, on nous parlait déjà d’Abou Dabhi au Salon du Bourget. Dassault était sur le point de leur vendre des Rafales.

Excellente nouvelle, cet avion allait enfin voler ailleurs qu’en France ! Tout le monde s’est félicité donc de cette belle annonce pour l’industrie française.

Oui mais voilà, le magazine Challenges a eu la bonne idée de gratter un peu derrière ces communiqués de presse pour voir d’un peu plus près cette vente.
Oh surprise ! Les Emirats vont bien acheter des Rafales mais en échange l’Etat Français devrait s’engager à racheter les 63 vieux Mirage 2000. Et comme la France est douée en affaire, nous (les contribuables) devrions racheter ces avions plus chers que ne les a vendu Dassault à l’époque !!!

Une affaire, j’vous dis !

Joconde des sables

Et pour terminer, c’est aussi à Abou Dabhi que le Louvre a lancé l’année dernière la construction de sa succursale sous l’impulsion de Christine Albanel.

Mais là encore, tout n’est pas rose puisque la célèbre association Human Rights Watch dénonce les travaux forcés sur le chantier du musée.

De très bons amis en devenir donc…
Vous en saurez maintenant un peu plus la prochaine fois que vous en entendrez parler !

Le GreenWashing fait partie de ces choses qui m’exaspère en ce moment.

Tout doit être vert : un ordinateur, un 4×4 ou même une compagnie pétrolière.

Alors bien sûr, quand il s’agit de thés, les markéteux et autres labellisateurs s’en donnent à cœur-joie…

Cette petite introduction pour en venir à cette découverte faite hier sur le bureau de l’un de mes collègues : une boîte de thé bien sous tout rapport avec tous les labels (AB, Max Havelaar), la jolie image de circonstance (des dromadaires avec un beau coucher de soleil) et « BIO » écris en gros.

Rien de bien bouleversant vous me direz ?
Je vous laisse donc découvrir l’intérieur de cette boîte pleine de promesses écologiques :

the-bio

Vous avez bien vu (même si l’image est pourrie car prise avec mon téléphone) : chaque sachet est amoureusement entouré de plastique !!!

Du plastique, là où n’importe quelle marque basique utilise du papier (recyclable donc).

Trop tard, quand vous vous en apercevez, vous l’avez déjà acheté (plus du double).
Equitable ?

PS : Si ce plastique est biodégradable (chose non spécifié sur la boîte), je veux bien quelques explications et je mettrai à jour cet article bien sûr.

Vous étiez déjà affolés par les arrosages en plein été sur les terrains de sports pendant qu’on nous demandait de ne pas arroser nos tomates ?
Alors vous allez adorer l’hiver !

La semaine dernière alors que la France se gelait, les instances du football français devaient probablement être en séminaire dans une île tropicale.

En effet, les matchs de Ligue 1 devant se dérouler le soir pour le plaisir des téléspectateurs (surement pas des spectateurs gelés dans les tribunes), les clubs ont dû employer les grands moyens pour recevoir leur adversaire.

bache

A raison de 2.000 litres de fuel par jour, les terrains ont été chauffés non-stop pendant les cinq jours précédents les matchs.
A Valenciennes, malgré ces dépenses, le match a même été reporté !

Alors sans entrer dans la polémique facile, il parait simple de faire changer d’heures deux fois par an à 60 millions de Français pour économiser de l’énergie mais il semble impossible de changer l’heure d’un match de foot pour ces même raisons (et je ne parle même pas du spectacle lamentable dans ces conditions).

De leur côté, les dirigeants du foot français se dédouanent en expliquant qu’ils ont prévu ce cas de figure puisque « depuis 2004-2005, les clubs professionnels ont l’obligation de garantir la tenue des rencontres dans de bonnes conditions » !
Sans changer l’horaire du match bien sûr…

La planète du ballon foot ne tourne vraiment plus rond…

Bon, j’exagère à peine avec ce titre mais les informations de cette semaine sont préoccupantes à la vieille de l’ouverture de la chasse.

En effet, le chasseur qui a tiré sur l’ours Balou dimanche dernier se défend en expliquant qu’il a fait un tir d’instinct.
Je ne comprends même pas comment cela peut être considéré comme une défense alors qu’un « tir d’instinct » signifie qu’il a tiré parce qu’il a vu quelque chose bouger !

La chasse ouvre donc ce week-end. Je n’ai rien contre cette pratique traditionnelle qui peut même être utile si elle est raisonnée.
Cependant, je ne comprends pas pourquoi elle n’est pas plus encadrée.

Il est quand même aberrant que dans un même lieu se trouvent des personnes armées, des familles en ballade et des VTTistes (entre autres).
Qui laisserait des personnes se promener sur un terrain de tir à l’arc ? Alors pourquoi trouve-t-on cela normal dès qu’il s’agit de chasse ?

Une vingtaine de morts par an, près de 200 blessés (et je ne compte pas les chiens), cela mérite peut-être de se pencher sur la question.
Et surtout, il est dommage que les gens ne veuillent plus aller se promener dans les bois le week-end de peur de tomber sur des chasseurs.

Des solutions doivent forcément exister, non ?
La chasse pourrait être autorisés que dans de grands périmètres derterminés par la préfecture à l’avance. On changerait alors de place ces lieux tous les week-end.

S’il y a des chasseurs parmi vous, j’aimerai connaître vos impressions sur ce problème de partage de l’espace naturel.
Et les autres aussi bien sûr !

Nous voilà enfin en été, le vrai, avec le soleil, la chaleur et tout ça…
Et comme tous les ans, les journées autour de chez moi font un peu penser aux Grandes Eaux de Versailles.

Irrigation maïs

Ce week-end, j’ai fait pas mal de route et traverser beaucoup de champs de maïs.

De Toulouse aux Landes (le Sud-Ouest pour les gens du nord…), c’est partout le même constat : les irrigations tournent à plein régime, même à 14h avec plus de 30°C.

Discussion de plein champs

Alors que je m’arrêtais sur le bord de la route pour prendre une photo d’illustration pour ce billet, je suis tombé sur l’agriculteur qui venait de lancer l’irrigation.

Une fois rassuré sur ma non-appartenance à une association écolo-bornée, le mec s’est avéré être très sympa et nous avons discuté un bon moment.

Hormis les différentes banalités d’usage, voilà ce qui est ressorti de notre rencontre :

  • il fait du maïs parce que l’état l’y pousse par ses subventions
  • il préfèrerait faire du soja pour que la France soit moins dépendante (le soja sert principalement à l’élevage)
  • le prix des céréales a augmenté mais pour revenir au niveau d’il y a 10 ans. Seulement, alors quel les intermédiaires n’avaient pas répercuté les baisses précédentes, ils répercutent aujourd’hui les hausses
  • il a un mauvais a priori sur les OGM mais son plus gros problème est de ne pas avoir le choix si son voisin s’y met
  • il a insisté pour que je comprenne bien qu’il ne râle pas et qu’il est heureux
  • il est dégouté par l’emprise de notre monde occidental qui tient les pays pauvres en leur vendant des graines de céréales stériles
  • quant à l’irrigation, c’est surtout le manque de temps et de main d’oeuvre qui le pousse à arroser en journée

A ce moment-là, il m’a proposé l’apéro mais j’étais déjà à la bourre…

Mais quel plaisir de voir un agriculteur ouvert, à 100 lieues de l’image d’épinal du destructeur de bureau ministériel.

Par contre, je n’en démords pas : cet arrosage en pleine chaleur est un énorme gâchis !